Les enjeux de l’eau potable

l'eauUn atome d’oxygène et deux atomes d’hydrogène. L’eau, source de vie. Apparue et restée sur terre comme par miracle dans son état liquide elle est le déclenchement de la photosynthèse puis de la vie en générale depuis 500 millions d’années. Ne mérite-elle pas un minimum de respect pour continuer d’assurer notre développement et préserver nos écosystèmes?

Pression démographique, changement climatique, production alimentaire, besoins énergétiques… L’agriculture représente aujourd’hui 70% de la consommation d’eau dans le monde, devant l’industrie (20%) et les besoins domestiques (10%). L’eau est aujourd’hui une ressource rare et surtout mal répartie dans le monde.

Dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement, les Nations Unies se sont engagées en 2000 à réduire de moitié d’ici 2015 la part de la population qui n’a pas accès à une eau potable et salubre. Pourtant cet objectif ne sera pas tenu: un milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, 2,6 milliards n’ont pas accès à un assainissement de base et 2,2 millions meurent chaque année de maladies liées à un manque d’accès ou à une mauvaise qualité de l’eau. Et la disponibilité d’eau douce par habitant chute de manière vertigineuse, puisqu’on serait passé de quelque 17.000 m3 par an au milieu du 20ème siècle, à environ 6.000 m3 par an aujourd’hui!!!

Que faire alors pour lutter contre ce phénomène ? Sommes-nous réellement concernés en tant qu’individu ou bien devons-nous continuer de penser que les solutions ne peuvent être trouvées qu’à un niveau politique et économique de grande échelle?

Les réponses sont simples. Tout d’abord en limitant sa consommation à tous niveaux. Seulement 13% des prélèvements agricoles permettrait d’épargner l’équivalent de la consommation mondiale des ménages ! Les techniques d’irrigation modernes existent et sont disponibles. L’industrie, également gourmande en eau, a-t-elle besoin d’une eau potable pour son fonctionnement ou bien celle de moindre qualité peut-elle devenir un substitut ? Finalement chacun d’entre nous. Une part non négligeable de l’eau potable consommée dans un immeuble est perdue pour cause de fuites, aux robinets, dans les toilettes, et dans les canalisations des parties communes, sans parler des pertes dans les réseaux d’adduction et de distribution. Dans certaines très grandes villes de l’Europe les fuites dans les réseaux publics de distribution peuvent représenter jusqu’à 50 à 70% de l’eau distribuée! Que convient-il de faire : se lancer dans la construction extrêmement couteuse de centrales de dessalage ou bien pour faire des économies préférer l’entretien et la réfection des réseaux et des installations domestiques ?

A son niveau la société MSCH - THERMAPRO s’engage à participer activement à l’effort d’éducation non seulement des grands consommateurs que sont les secteurs agricoles ou industriels mais également des ménages. Notre vielle Europe où l’eau coule en abondance nécessite un changement profond des mentalités. Un robinet qui goutte consomme de 100 à 300 litres d’eau par jour, et une chasse d’eau qui fuit de 500 à 1000 litres par jour. Faut-il attendre que le prix de l’eau sans cesse en hausse soit le facteur déclencheur pour commencer ce changement de mentalité ? Que dire alors des populations laissées pour compte à la périphérie de nos villes et qui ne pourront plus avoir accès à une eau potable devenue de plus en plus chère ? Est-ce là le futur que nous proposons à nos enfants ? MSCH - Thermapro s’y refuse et propose de s’engager avec vous tous pour une construire une Europe de l’eau plus rationnelle, équitable, accessible.

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